Maibock • 6.8 % alc./vol

L’ambre domine la noirceur de l’époque, pour nous offrir la curieuse vision d’un maibock à la mousse beige et fine. Une robe qui annonce un bal joliment malté, qui invite à redécouvrir le style.
Le nez est puissant comme un printemps qui clame sa lumière. Les couleurs se muent en arômes maltés et se déclinent en une cascade de surprises céréalières. Les notes biscuitées sont rapidement couvertes de sucres briochés et bourgeonnent en élans fruités, de marmelade, d’abricot et de pêche jaune. Sans même l’avoir effleurée, les sens sont déjà colorés. Enfin, une touche herbacée intrigue et invite à plonger.
Tout comme sa robe, une solide amertume nous éloigne un brin des frontières gustatives et visuelles d’un helles bock, pour d’excellentes raisons! Les notes de caramel accueillent généreusement l’amertume trop enthousiaste pour rester sage. Et dans le bal des couleurs, un duo malté-houblonné danse admirablement en tentant de fuir Pacman… en vain, souche de levure de Rogue, asséchant les rondeurs maltées. De subtils esters, peu orthodoxes et pourtant sublimes, situeront finalement le savoureux carnaval entre pomme verte et touche minérale. S’écartant un peu des canons de la fermentation basse, cette ale offre pourtant un incroyable monde de flaveurs délicates.
C’est en définitive un maibock sous steroïds bien assumé que nous livre avec brio la brasserie Rogue ! Cette incroyable imitation teutonne nous plonge au cœur d’une Munich américaine. On se croyait en automne, on est au printemps, et pas un peu.



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